Utiliser l'intelligence artificielle contre les drogues
Le port d’Anvers est considéré comme un important point d’approvisionnement en cocaïne en Europe. Les Douanes, la Police, la Justice, l'Inspection sociale et la communauté portuaire se sont unies pour lutter contre le problème de la drogue. Le « Stroomplan » (plan du fleuve) a alors été élaboré. Les différents partenaires ont convenu, chacun à partir de sa propre expertise, de faire la lumière sur le problème. Ainsi, notre administration, examine entre autres si l'intelligence artificielle peut être utilisée pour augmenter les contrôles des conteneurs.
Tous les partenaires au sein du « Stroomplan » apportent leur contribution.

Par exemple, le personnel du port sera désormais mieux contrôlé afin de l’empêcher d’aider les gangs de la drogue.

Selon certains journaux, les trafiquants versent jusqu'à 40.000 euros de pot-de-vin à quelqu'un qui est prêt à les aider dans leurs affaires louches.

D'autre part, il existe également un point de contact auquel les travailleurs du port peuvent signaler anonymement des cas suspects.

Des amendes sont infligées lorsque les conteneurs sélectionnés ne font pas l’objet d'un scanning. On va installer plusieurs caméras dans le port, y compris celles permettant la reconnaissance systématique des plaques d'immatriculation, etc.
Notre administration utilise également toutes  
ses ressources pour lutter contre la drogue.  
Dans le port d’Anvers, les investissements  
suivants ont déjà été faits ou sont prévus :
• Les deux scanners fixes, situés sur la rive  
droite et sur la rive gauche de l’Escaut, ont  
fait l’objet d’une mise à niveau.
• Le nouveau scanner de conteneurs mobile  
est depuis peu opérationnel.
• Anvers disposait déjà d’un backscatter  
Van. L’achat d’un deuxième appareil est en  
préparation. L’appareil de la douane de  
Brussels Airport est provisoirement utilisé à  
mi-temps à Anvers.
• L’échange des informations et la  
collaboration avec les pays sud-américains  
doivent encore être améliorés.  
• Actuellement, l'Université d'Anvers (UA) et  
le Centre de recherche IMEC (Centre  
interuniversitaire de microélectronique)  
situé à Louvain mènent une étude de  
faisabilité visant à optimiser le contrôle des  
conteneurs, en combinant des  
technologies de screening (rayons X et  
autres...) avec l’intelligence artificielle.
Le nombre de kilos de cocaïne interceptés dans le port d'Anvers est passé de 4,7 tonnes en 2013 à 39,6 tonnes en 2017. C’est presque dix fois plus.

Notre administrateur général Kristian Vanderwaeren plaide dès lors pour une politique de contrôle renforcée, dans le cadre de laquelle un pourcentage maximum (objectif de 100%) de conteneurs entrants et sortants dans le port d'Anvers seront scannés.

Bien entendu, des masses d'images scannées doivent ensuite être analysées le plus rapidement possible. L'intelligence artificielle peut jouer ici un rôle majeur, par exemple pour la détection automatique de la contrebande sur la base d’algorithmes.

Afin d’étudier les possibilités techniques et de vérifier l'impact possible (par exemple, le flux, le coût) pour le port d'Anvers, il a été fait appel à l'UA et à l'IMEC (par le biais de la Commission européenne). Ils organisent actuellement de nombreuses sessions d’interviews avec les terminaux, les fédérations professionnelles et d’autres parties prenantes concernées. Les résultats sont attendus pour la mi-avril de l'année prochaine.

Texte: A.V.P.
Photos: Archive De Schakel
Photo Conteneurs: Maker.ake 11Pa50sb- Getty images/Stockphoto - Prasit Rodphan - IPTC fotometadata
Scanner mobile
Scanner fixe
Backscatter
Image scanné