.

 
Qu’est-ce qui te motive tous les jours?

En 2014, après la fermeture de Sterpenich et le basculement K3, de nouveaux agents sont venus gonfler nos effectifs à Arlon. Certains sont arrivés aux accises mais n’avaient aucune formation.
Je me suis permis de leur donner une formation globale, d’une méthode de travail, d’établir des bases de données et des tableurs dont le plus connu est le calcul des droits d’accises que le BUEK a « récupéré ».J’ai même dispensé des formations aux brigades en matière d’accises sans pour autant dépasser mes prérogatives vis-à-vis du service Formation.
En fait, aider mes collègues qu’ils soient d’Arlon ou d’ailleurs me motive. Pas que l’on soit indispensable, mais c’est de pouvoir transférer ses connaissances et d’établir de bonnes relations entre services et collègues et surtout être disponible vis-à-vis de nos opérateurs économiques.
Mais toute cette motivation m’a été transmise par mes anciens chefs, à savoir Gérard Denis, Receveur A à Aubange-autoroute au début de ma carrière et à Bruno Lorent, mon contrôleur en Chef à Arlon.
La nomination était-elle un surprise totale pour vous?

Ah, question piège ! Une demi-surprise car mes collègues m’avaient signifié qu’ils m’avaient proposé.
Mais c’est lors de la remise de la médaille que j’ai réalisé cette surprise. Lorsque l’Administrateur Général a dit le pourquoi de ce choix et tout le bien que mes collègues pensaient de moi. J’ai ressenti une forte émotion à ce moment-là.

Voulez-vous partager avec nous ce que cette nomination signifie pour vous s.v.p.?

Oui, je remercie tous mes collègues d’ici et d’ailleurs pour cette distinction hors du commun.
Une fierté au sein des services d’Arlon car c’est la deuxième fois qu’un agent du sud-Luxembourg est décoré.  C’est la preuve d’une bonne entente entre collègues et services. Ne dit-on pas que la douane est une grande famille?

Qu'as-tu fait pendant ton stage à la DNRED?

J'ai pu bénéficier d'un stage au sein de la DNRED à Paris auprès des douanes françaises.  Cela consistait principalement en une formation sur les méthodes de recherches de cas frauduleux dans toutes les situations  d'importations et d'exportations de marchandises (surtout la PAC) et de contrôles documentaires.  A l'époque, les douanes françaises travaillaient non pas sur base d'instructions mais bien sur des méthodes de travail spécifiques que nous sommes seulement en train d'instaurer.  Toutes les régions de France étaient présentes, ainsi que la Belgique.  Par contre, concernant les d'accises, nous étions plus avancés en matière de contrôle étant donné que notre législation était plus élaborée. 
Je conseille aux jeunes agents de s'inscrire à ce type de formation Douane 2020 ou Fiscalis.
Patrick Maquet travaille comme fiscaliste au service ABC / SBC à Arlon. Il a été nommé par ses collègues car ils peuvent toujours se tourner vers lui. Il est expert en matière d'accises mais possède également une grande expérience du terrain. Cette reconnaissance lui a vraiment plu. Apprenez à mieux connaître Patrick et cliquez ici ...

Patrick à été nominé

Photo: Claude Heyman

Texte: Patrick Macquet et Anne Van Puymbroeck

Patrick, parlez-nous brièvement de votre carrière s.v.p.

J’ai commencé comme stagiaire ONEM au sein de l’administration des douanes et accises en 1978 au bureau frontière belgo-luxembourgeois de Rosenberg.

Puis, j’ai réussi l’examen d’agent des finances et été recruté à la brigade d’Aubange autoroute en 1979 à la frontière française. J’ai été muté à la brigade BB d’Arlon en 1983 ou l’on contrôlait les trains internationaux ainsi que la permanence des succursales de Guirsch et Gaichel à la frontière luxembourgeoise.

Après la réussite de l’examen de rédacteur, je suis passé au secteur bureau en 1987 à nouveau au bureau d’Aubange-autoroute qui était à l’époque un des plus beaux bureaux. Celui-ci disposait de toute une infrastructure moderne à savoir quai de déchargement, entrepôt, bascule pour camion, parc à bestiaux, cachot, etc. C’était un vrai bureau de destination.

Après la réussite de vérificateur-adjoint (expert financier) et vérificateur en 1993 (expert fiscal), j’ai travaillé principalement au service de vérification des marchandises. Au premier janvier 1993, j’ai été muté au service Motor d’Arlon.

Courant 1993, j’ai été détaché au bureau de Sterpenich afin de suppléer mes collègues du service de vérification de ce bureau car, à l’ouverture des frontières, le trafic d’Aubange (en voie de fermeture) se déplaçait vers Sterpenich.

En 1995, nouvelle mutation, cette fois-ci vers l’entrepôt d’Arlon, où j’ai exercé les fonctions de receveur.  La même année, j’ai réussi le brevet de comptabilité.

En 1998, je suis muté au sein de la résidence d’Arlon à la section contrôle. Et c’est là que j’ai appris le métier d’accisien.

En 2002, j’ai eu la possibilité de faire un stage pendant 3 semaines à Paris au sein de la DNRED dans la cadre du programme DOUANE 2000.
J’ai pu participer à diverses manifestations pour représenter l’Administration à savoir le salon des mandataires, la foire agricole de Libramont, HORECATEL.
J’ai occupé les fonctions de contrôleur jusqu’à la création de KLAMA en mai 2015.