Le Laboratoire de l'AGD&A
(part I)
Depuis avril 2018, les collaborateurs du Laboratoire de l’AGD&A occupent un nouveau lieu de travail à Vilvorde. Le chef de service Inge Vinckier nous y a invité. C’est ainsi que nous avons découvert les tâches d’une équipe très enthousiaste.
De Louvain à Vilvorde
Depuis 1892 jusqu’au début de l’année 2018, le Laboratoire des Douanes et Accises était installé à Louvain. La maison bourgeoise prise en location dans la Blijde Inkomststraat n’était toutefois plus adaptée aux besoins d’un laboratoire. Plusieurs immeubles ont été passés en revue, mais la Régie des Bâtiments a finalement acheté une nouvelle construction facilement accessible Gustaaf Levisstraat 10 à Vilvoorde. La gare se trouve à 10 minutes à pieds, ce qui n’est pas négligeable car certains collègues du laboratoire habitent à Aalter et Zonnebeke.
Inge: « Lors de l’achat, le bâtiment n’était pas encore aménagé, si bien que nous avons également pu décider, pour chaque division, de quelle manière les laboratoires, les bureaux et les salles de réunion devaient être répartis et décorés. Nous avons reçu du mobilier de laboratoire spécialisé. Les laboratoires où nos laborantins effectuent les tests disposent ainsi d’un bon système de ventilation et de suffisamment de hottes. De ce fait, la possibilité d’une intoxication imprévue en raison de produits dangereux est réduite à un niveau minimum. Nous avons ramené de Louvain nos appareils d’analyses, qui sont assez coûteux (€ 70.000, € 150.000 etc.).
Appareils d’analyse coûteux
Spécialistes au travail
Parmi les 25 membres du personnel, nous comptons seulement quelques douaniers comme le chauffeur, la secrétaire et la personne chargée de réceptionner les échantillons et de les introduire dans le système.
Chauffeur Rudy Bellen
Vu que ce laboratoire travaille pour les Douanes et Accises, le personnel reçoit en outre une formation de base en Tarifs et Accises.
Les analystes Gert, Johnatan et Alain au travail
Inge: Les différents chefs de division (niveau A2) doivent disposer au moins d’un master en chimie, biologie, ingénieur industriel ou civil en chimie ou ingénieur agronome, de préférence complété d’un doctorat. Leurs collaborateurs directs doivent avoir obtenu un baccalauréat en « technicien chimiste » ou « biochimie ».
Depuis 2017, le laboratoire des D&A est également membre de la Customs Laboratories Expert Team créée avec les fonds de la Commission européenne.
Inge: "Nous sommes par exemples experts dans la définition de l'origine biologique des combustibles via la datation au carbone 14 et nous disposons des appareils spécifiques pour ce faire. D’autres laboratoires douaniers européens peuvent s’adresser à nous lorsqu’ils ne peuvent pas effectuer eux-mêmes de telles analyses. Cette expertise est également apprise sur place aux nouveaux collègues.
Lorsqu’une tâche est modifiée, nous sommes tenus - en raison de notre accréditation depuis 1998 - d’établir un plan de formation, de prévoir des formations, de faire des tests, etc. Ce n’est qu’après cela que la personne en question est habilitée à effectuer ces analyses. Cela implique également de recevoir une fois par an des auditeurs externes qui vérifient si nous respectons ces obligations. »
Inge: "Depuis 1999, nous sommes membres du Customs Laboratories European Network (CLEN) (Réseau des Laboratoires des Douanes européens). Nous nous y tenons mutuellement informés des dernières nouvelles techniques et types d’échantillons. Le CLEN est financé par la Commission européenne. Elle sponsorise ainsi l’étude interlaboratoire, une évaluation importante pour tout laboratoire. Chaque laboratoire reçoit le même échantillon avec une composition inconnue. Chacun doit l’analyser au mieux et envoyer les résultats au coordinateur. Il indique alors si vous avez correctement exécuté la mesure ou non. De cette manière, chaque laboratoire peut savoir s’il s’y prend bien. L’objectif principal est que la Commission européenne soit sûre que lorsque des marchandises sont importées, dans n’importe quel pays de l’Union européenne, les analyses seront correctement exécutées dans chacun des laboratoires concernés.
Il est vrai que vous pouvez perdre votre accréditation si vous ne faites rien en cas de mauvaise mesure. »

 
Surtout un laboratoire d’accises
Le champ d’action du Laboratoire des Douanes et Accises couvre l’entièreté du pays. Chaque année entre 15.000 et 20.000 échantillons sont analysés. La demande d’analyse vient principalement de douaniers. Le but n’est pas que des firmes contactent le laboratoire. Les laborantins effectuent des analyses physico-chimiques. Ces analyses sont déterminantes pour le calcul des droits de douane ou le régime accisien applicable. Ils effectuent également des analyses sur de nouveaux processus de production ou vérifient des instruments de contrôle utilisés par notre administration.
Inge: « Pour le moment, nos tâches sont généralement axées sur l’exécution d’analyses relatives aux accises, alors qu’en 1933 on pratiquait plutôt la décomposition de marchandises agricoles, mais cela peut changer à tout moment.

Texte: Ann Van Puymbroeck
Photos: Kathleen De Backer
Mise en page: Ilse De Witte
Est suivi
Appareils d’analyse coûteux
Chef de service Inge Vinckier
Chauffeur Rudy Bellen
Chef du département Svern Hendrickx
Les analystes Gert, Johnatan et Alain au travail
L'accréditation du Laboratoire de l'AGD&A
Des échantillons d'alcool
Chef du département
Svern Hendrickx